jeudi 14 mars 2019

Mémoire d'éléphant - Alice Éditions

Aujourd'hui, nous allons découvrir un ouvrage qui traite d'un sujet difficile à aborder avec les enfants : la guerre. Vous découvrirez des personnages différents de ce que nous voyons habituellement, où les souvenirs sont les mots des maux de l'histoire.

 Mémoire d'éléphant 



Nous avons ici un ouvrage au format carré, de 25 x 25 cm, qui contient 40 pages.
L'auteur Olivier POG et l'illustrateur Gwendal Blondelle se sont réunit pour réaliser cet ouvrage à la thématique peu commune dans la littérature jeunesse, dont voici le résumé de la 4ème de couverture :

"Je me souviens très bien du jour où les avions ont envahi le ciel. Quand ils ont lâché les bombes, tout est parti en fumée. Comme des millions d'autres réfugiés, nous avons pris la route."
Nous commençons l'histoire par le récit à la 1ère personne d'un éléphant qui regarde la photo de son père, qui faisait rire tout le monde et était marchand de chapeaux. Avec les dernières pages, l'illustration de la photo est la seule qui ne soit pas en gris ou bleu.


L'histoire se poursuit comme une coupure dans les pensée de ce jeune éléphant. Et nous partons dans le passé et ses souvenirs durant la guerre.


Puis vient la période de fuite pour s'en sortir, comme des millions d'autres réfugiés. Notre éléphant se souvient alors des sacrifices de son père pour s'en sortir et passer la frontière... qui les a amené dans des camps "parqués et lavés au jeu d'eau. Mis en quarantaine, traités comme des animaux."

L'éléphant aura une chance d'être mis en pension et son père travailla à l'usine car son chapeau, fabriqué par son père n'est en fait que le modèle réglementaire des jeunes "porteurs de mitraillette". Et comme son père en est le designer, leur dossier a été accepté... comme quoi parfois un rien peut tout changer....


Les illustrations et l'histoire continuent, on voit alors que sur la 1ère page, lorsque l'éléphant se remémore son passé, il était dans l'académie militaire où "Alors je regarde la photo, et je repense au temps d'avant..."

Le texte n'est pas rempli de tendresse, ni édulcoré. On parle bien de guerre, de bombe et de beaucoup de tristesse.


Il se lie d'amitié avec René, qui n'est d'autre qu'un enfant parmi les autres enfants qui ne rient pas et ne font qu'obéir et à apprendre "Comment être un bon militaire".

Mais parfois... notre jeune éléphant nous indique qu'il a l'impression qu'ils font semblant... et un jour, il réussira à faire sourire René. Ils seront punis... mais on découvrira que René ne veut pas aller à la guerre, il veut être poète!


Une fois par moi l'éléphant dont on ne saura jamais le nom, va voir son père à l'usine, il emmène son copain René. Ils vont découvrir que son père travaille sur une bombe "un projet terrible qui tuera beaucoup de monde."

René a un plan. Il veut cesser cette guerre avec l'aide des autres enfants de l'académie. Nous découvrons la résistance...

"Quand la bombe (...) explose, ce n'est pas du poison qu'elle libère... Mais des milliers de dessins d'enfants, ainsi que nos poèmes les plus touchants."


L'histoire se termine bien, avec des ennemis qui envoient à leur tour coeurs et arcs-en-ciel. La peur fait place à l'espoir, les ruines aux projets. Et parmi les traits gris et bleu apparaissent des dessins orangés. Et une phrase "Note devoir à tous est de ne pas oublier, pour que cela n'arrive plus jamais".


Je n'ai pas encore lu cet ouvrage aux enfants. Ils sont encore petits, bien que je suis de plus en plus tentée de le faire car Paul veut jouer "à la guerre", avec des "pistolets"... Et nous avons beau lui expliquer que ces jeux ne sont pas gentils il ne comprend pas bien pourquoi.

Je pense qu'il s'agit d'un livre pour les pré-ado et même adultes, mais pas pour mes 4 et 6 ans....


Au début j'ai été très très sceptique avec cet ouvrage, je ne savais pas quoi en penser... Je l'avais gagné lors d'un concours et je ne sais pas si je l'aurais acheté avant de le découvrir, le lire et le relire plusieurs fois.
Je pense qu'au début se sont les couleurs grises et bleus, très tristes qui m'ont rebutée... Et puis ces éléphants, que je ne trouvais pas jolis...
Mais en le relisant, tout prend son sens... on ne peut traduire la tristesse et la guerre avec des couleurs gaies! On ne peut parler de réfugiés, de résistances, et de bombes en mettant des fleurs et des licornes.
Et puis les éléphants qui m'ont gênée au début, symbolisent tellement de choses, dont la différence d'une part, mais aussi  les protagonistes de ce dicton "avoir une mémoire d'éléphant" : ne rien oublier, en rappel avec les dernières lignes de l'ouvrage.

Car oui, la guerre il y a eu, elle fait partie de notre passé, mais elle existe encore dans d'autres pays!
Nous avons vécu une 1ere guerre, vécu les horreurs, et cela a recommencé!
N'oublions pas pour que cela ne recommence pas! Nos enfants ne doivent pas vivre ce que nos aïeux ont connu, ou ce que malheureusement encore beaucoup d'enfants connaissent dans d'autres pays encore en guerre.

Cet ouvrage peut permettre d'aborder donc tous ces sujets avec les pré-adolescents, notamment ceux qui abordent ce programme à l'école pour comprendre d'une manière différente.
Pour les plus petits, ceci serait trop tôt à mon goût, car les illustrations et les couleurs risquent de ne pas les attirer, et surtout, ils ne comprendraient pas réellement l'histoire et la moralité.
Ceci étant, il n'y a aucune image pouvant les choquer ou les bouleverser. Ceux qui ne savent pas lire peuvent le feuilleter sans comprendre l'histoire du livre, excepté sûrement ressentir la peur et la tristesse via les couleurs.

Si vous aussi vous souhaitez vous procurer cet album, il est au prix de 12,90€.
Vous le trouverez notamment sur des sites internet tel que la fnac, amazon, cultura, les libraires.fr (où vous pouvez trouver notamment la librairie la plus proche de chez vous le possédant).

Vous trouverez chez Alice Éditions, 2 autres ouvrages de l'illustrateur Gwendal Blondelle (vous pouvez les feuilleter en cliquant sur les liens) : 

  • Monstre Loup et Maître Miam qui traite de la mal bouffe, du non respect des animaux et la pollution.
  • Albert et Violette qui raconte l'histoire d'un montre qui a peur de tout. Violette me fait beaucoup penser aux personnages dans l'album Mémoire d'éléphant.
Pour ne rien rater des nouveautés d'Alice Éditions, vous pouvez les suivre :

Avez-vous déjà abordé le sujet de la guerre, des réfugiés, ou des camps avec vos enfants?
Comment ont-il accueilli ce sujet? Vous êtes vous aidé de livres pour illustrer votre conversation?

5 commentaires:

  1. Coucou, un livre touchant qui parle du passé et de l'actualité...je pense qu'il faut lire aux enfants qui en parlent ou attendre encore un peu..délicat mais tellement réaliste

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  2. pannetrat sophie14 mars 2019 à 21:26

    j'avoue je ne sais pas si je lirai se livre a mes enfant même si on a deja abordé le theme de la guerre avec soline

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  3. coucou je déteste la guerre et les mort et tout ces ambiance gore autour... c'est pas un livre que j'ai envie d'aborder avec mes enfants de 8 et 9 ans cependant moi j'aime bien ton éléphant en noir et blanc quoique soit son nom. merci d'avoir partager ton sentiment bisous

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  4. Un sujet comment dire... Dur, triste, réaliste hélas... C'est pas un livre que j'acheterai ou lirai à moins de tombé dessus par hasard... Si plus tard je viens à en parler ax filles j'aurai tendance à me tourner sur des livres historique peut être mon côté très terre à terre sur les dures réalites Merci pour ton article

    Catherine Pace

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  5. Il traite de la guerre beau livre pour apprendre au enfant avec un si beau livre et de si belle illustration

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