vendredi 7 octobre 2011

7 Octobre 2011 : Dehli - Mandawa



Debout à 5h30. Nous prenons encore un petit déjeuner succulent. C'est parti pour 7h de route.
Petit arrêt dans un restaurant le long de la route, mais rien de bien transcendant.
Petite anecdote, à connaitre tout de même : au moment d'aller au pipi, un monsieur tend sa main pour me donner 3 petits carrés en papier mâché (A peu comme les serviettes au Barrio's d'Amiens, vous savez celles qui n'essuient rien). Ok je les prends, c'est bien gentil de sa part! Ah??? Ok! Le papier toilette... ah ok... ce n'est pas gratuit???!!! Première belle arnaque!

Le trajet est super long et les routes chaotiques. Pour information les voitures ont une limitation de vitesse à 80 kms/h... et ce... même sur l'autoroute!!! Pas grave... vu les trous d'autruches dans la route, rouler à 30 à l'heure c'est déjà du luxe!
D'ailleurs, la route aura eut raison de nous, ou plutôt de la voiture : pneu crevé! Le guide change en 3 secondes la roue. Mais on s'arrête plus loin dans un village pour qu'il mette une rustine à la chambre à air du pneu crevé (roue de secours bariolée).

Ce petit arrêt sera tout de même pour nous un moment plus qu'agréable : nous avons pu discuter avec une famille indienne qui s'était arrêtée dans ce même village (où aucun touriste ne s'arrête...) pour se reposer. En effet, ils vont à pieds vers un temps et cela fait 4 jours qu'ils marchent. Ils nous proposent de partager leur thé, et nous, nous leur proposons de partager nos gâteaux.

On repart, le sourire aux lèvres et des coucous de ces indiens à travers les vitres. Nous arrivons à Mandawa, une des villes les plus importantes de la région du SHEKHAWATI. Notre chauffeur, nous donne quelques précisions pour la découverte de cette ville que nous souhaitons faire tous seuls car pas trop étendue : il faut faire attention, car de nombreux pseudo étudiants vendent leurs services de guide et il faut refuser.
OK - je sais dire non! Arrivée à l'hôtel le "Mandawa Castle" : un vrai palace!!

Il s'agit d'une forteresse datant de 1755. Le décor est parfait pour une nuit façon "milles et une nuits". La chambre est magnifique : un lit à baldaquins, de vieux meubles, 2 petits salons privés où d'anciennes fresques décorent les murs. Nous sommes dans la ville des Havélis. Une havéli est une maisons décorées de fresques, de l'italien "Frescco", qu'ils peignent directement sur le ciment frais, du sol au grenier. De l'intérieur à l'extérieur. Tous les thèmes sont possibles : rites religieux, scènes de la vie courante, objets et souvenirs de voyages à l'étranger. Les bâtiments appartiennent à de riches personnes, qui ne vivent plus là. Ils y laissent 1 gardien pour surveiller les lieux, qui n'est souvent plus payés. Nous entreprenons la visite de ce village munis de notre "routard".

A peine avions-nous franchi la porte de l'hôtel qu'une poignée de jeunes indiens se ruèrent sur nous pour offrir leurs services: "no, no, no..." Malgré cela 2 d'entre eux ont continué nous suivre, invoquant : "Je suis étudiant, je ne demande pas d'argent, c'est juste pour pouvoir pratiquer le français pour l'école..." Ven lui dit "ok, mais on ne te donnera pas d'argent après..." En voyant qu'on ne le suivait pas (après tout... il voulait juste parler ... de tout... on ne lui a pas demandé d'infos touristiques...", il a lâché prise en voyant d'autres touristes seuls, en nous demandant juste d'aller visiter sa boutique après...

Le 2ème petit bonhomme, lui, continuait à nous suivre. V'était rigolo car quand il commençait à nous donner des infos, Ven disait "non, non, non, trop d'infos!", et il rigolait.

Devant une porte fermée, il nous a proposé d'd'aller visiter l'intérieur gratuitement sous condition de regarder ce que vendait la gardienne des lieux, sans condition d'achat (mais oui c'est ça...). L'intérieur est magnifique ; des scènes de voyages du proprio à Venise (du coup on irait bien à Venise ;-) ).
C'est la Nand Lal Murmuria Haveli qui date de 1935. Les bâtiments sont mal entretenus mais la sécheresse permet de garder intactes ces peintures. Nous discutons des autres Havélis que l'on peut voit, une est composée d'or (3 kg d'or pour la peinture) mais le propriétaire demande de l'argent pour rentrer. Certaines havélis ont des représentation du kama sûtra, dont la célèbre Havéli du 3ème wagon (que nous n'irons pas voir). Le jeune indien rigolait en nous montrant son savoir français en disant "Gulu gulu dans la case" et "voulez-vous coucher avec moi ce soit!" d'ailleurs nous lui avons appris à réctifier "Gulu" par "Goulou"... Quand même!!! Il a 17 ans (et sa copine 18 ;-)); il n'a jamais appris à l'école à parler français, et nous dit bien qu'il n'est pas étudiant. Comme il nous le fait remarquer, comment une personne comme lui (et les autres jeunes aussi d'ailleurs), pourraient se payer des études aussi chères? Bonne remarque... mais alors... comment sait-il aussi bien parler... français, mais aussi anglais, espagnole... 5 langues!!!!???
Tout simplement en écoutant les touristes. Ils vivent de cela, soit en servant de guide, soit en les amenant dans les boutiques familiales; ce qu'il nous propose de faire après avec la boutique de son père "sans obligation d'achat!". Il était heureux de nous dire qu'il correspondait avec un français "Dominique", qui achète des articles indiens qu'il revend dans sa boutique en France...

Et un truc de dingue se produisit : la boutique de ce dit "Dominique" se situe à... je vous le dis en mille : AMIENS !!!!!

Oh punaise de punaise de punaise!!!!

Le monde est véritablement tout petit. J'essaie de trouver cette boutique. Il me dit que c'est une toute petite boutique avec la maison en haut (les indiens ne vivent pas dans leur boutique, et aucun logement ne se situe au dessus de ces dernières). Que cette boutique est dans une toute petite rue, près des restaurants... Ça y est!!! c'est à St Leu! Juste à coté du quai bélu, où il y a les cafés!!! C'est vraiment extraordinaire. Il était tout content (et moi avec) de pouvoir partager cela avec nous!

On descend de la terrasse de cette magnifique havéli, jetons un coup d'oeil aux produits que vend la gardienne. Nous lui prenons un calendrier, pour le geste. Nous nous baladons dans ce village et le jeune indien nous raconte sa vie. Il me fait des compliments (quels petits dragueurs ces indiens!!!).

Nous entendons sans cesse des hauts parleurs des paroles d'un homme : il s'agit de prières. Nous rentrons tout doucement, le soleil commence à se coucher. Comme promis nous visitons la boutique de son père.
Il s'agit d'une boutique de tissus, brodés par les femmes du village et des villages environnants. Nous craquons pour une sorte de tapis à accrocher au mur, ou à laisse au sol. Il nous donne sa carte pour la montrer à "Dominique" d'Amiens. La boutique était au pied du fort, mais cela n'empêcha en rien un groupe de jeunes de nous proposer, encore... leurs services. Conscients de s'être surement fait avoir avec le tapis (son montant), nous sommes quand même heureux de ces moments partagés avec ce petit chiqueur de tabac et d'avoir contribuer à faire vivre sa famille.

La nuit est tombée. Nous sommes encore plus éblouis par la beauté du site où nous sommes logés. Avec ses lumières, cette forteresse nous transporte dans les palais des contes et rêves d'enfants. Nous prenons une douche avant d'aller manger car la chaleur est pesante. Ven a peur d'un des 2 petits salons : "ça tombe, une princesse et un maharadjah vont sortir cette nuit pour nous tuer"... MAIS QUEL BÉBÉ !!! Le conteur de prière se fait toujours présent dans les hauts parleurs...
Nous mangeons dans le petit jardin, un repas succulent, nous nous promenons au bord de la piscine éclairée par la lune. Nous allons nous coucher...

Le prieur parle toujours...

Il est presque 23H et il prie toujours...
Cela devient de l'endoctrinement...

Je m'endors, très difficilement....

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